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Histoire

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Population :

La commune est, d'un cadre rural historique, relativement bien peuplée : chaque année, avant la première guerre mondiale, une douzaine de jeunes hommes en moyenne partaient pour le régiment, et plusieurs d'entre eux en faisaient carrière.

  • Vers 1634 Environ 700 habitants
  • 1636 Après la guerre, il ne restait que 30 habitants
  • 1789 880 habitants
  • 1866 1225 habitants
  • 1914 960 habitants
  • 1921 809 habitants
  • 1962 1079 (recensement officiel)
  • 1968 1060 (recensement officiel)
  • 1975 1013 (recensement officiel)
  • 1982 1273 (recensement officiel)
  • 1990 1226 (recensement officiel)
  • 1999 1323 (recensement officiel)
  • 2006 1483 (recensement complémentaire)
  • 2010 1479 (recensement officiel)
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Rien ne peut mieux raconter ...

Rien ne peut mieux raconter les mille années d'histoire de la commune que le livre d'Olivier CORTESI " Villers-La-Montagne, Le refuge des saisons "*, quelques extraits de ce livre devraient permettre de " situer " le village.

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Présentation du site :

N°INSEE : 54 575

Département : Meurthe et Moselle

Identité politique : Pays de Haute Lorraine

Nom des habitants : les Magins Villers-La-Montagne (à 10 km au Sud-Ouest de Longwy, sur la route nationale N°52) est situé dans la partie la plus élevée du plateau de Briey, à une altitude moyenne de 409 mètres au pied du clocher. Dans son aspect général, le territoire est très accidenté, mais ne présente néanmoins que des pentes médiocres, si ce n'est celles qui avoisinent la vallée agreste de la Moulaine. Ces dernières sont couvertes par les bois communaux et la forêt de Selomont, qui s'étendent bien au-delà des bornes communales.

Villers-La-Montagne trouve son identité profonde dans la culture céréalière du plateau. Les terrains sont constitués de bonnes terres, un peu froides, qui nécessitent tout de même l'enrichissement d'une fumure animale (essentiellement bovine).

D'ancien village agricole typique, Villers-La-Montagne s'est durant les dernières décennies, profondément transformé. Le cœur originel préservé du village - soit 266 maisons agglomérées en 1889, rangées en deux rues parallèles -, est aujourd'hui entouré de lotissements de pavillons résidentiels. En une centaine d'années, on observe ainsi un véritable doublement des structures, puisque au dernier recensement, 528 logements ont été relevés. L'ancienneté de l'habitat est relative, puisque de l'ensemble, 335 datent de l'après deuxième guerre mondiale. Les modifications intervenues avec les travaux d'aménagement de la localité et surtout l'implantation de la zone industrielle, sont les traits marquants du décollage contemporain de l'urbanisme de Villers.

Voilà comment en 1817, l'auteur Viville, dans son dictionnaire du département de la Moselle, présentait le village de Villers-La-Montagne :
" Villare ad Montem, bourg et ancien bailliage du ressort de la cour souveraine de Lorraine, à droite de la route de Metz à Longwy, de l'ancienne province du Barrois, paroisse et mairie qui ont pour annexe la ferme de Hussigny et le moulin de Signy, arrondissement de Briey, canton de Longwy, à 55 km au Nord Ouest de Metz, 35 km au Nord Ouest de Briey, 9 km au Sud Est de Longwy ; population 826 individus, maisons 150, territoire productif 1738 hectares, dont 491 en bois et 208 en friches, un moulin, une tuilerie, une brasserie.

Ce bourg était le siège d'un bailliage qui appartenait aux comtes de Bar : on remarque encore, dans la forêt de Selomont, qui est située sur le territoire de cette commune, les ruines d'une ville sur laquelle l'histoire ne donne aucun renseignement. "

Le territoire de Villers-La-Montagne est limité au Nord par celui de Haucourt, à l'Est par ceux de Hussigny et Tiercelet, au Sud de celui de Morfontaine, à l'Ouest par ceux de Chénières et de Laix. Sa superficie est de 1780 hectares, dont 1285 de terres labourables, 28 de prés et 386 de bois.

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Le bailliage de Villers-La-Montagne :

1718 : création de la prévôté de Villers-La-Montagne, juin 1751 : le bailliage remplace la prévôté :
Un édit du roi Stanislas du mois de juin 1751 porte suppression des prévôtés. En vertu de cet édit, un bailliage - de 54 villages et hameaux - est créé à Villers-La-Montagne pour remplacer la prévôté supprimée et sera composé de :

Un bailliage d'épée - un lieutenant général civil et criminel - un lieutenant particulier, assesseur civil et criminel - deux conseillers - un avocat procureur du roi - un greffier - deux huissiers audenciers - Quatre huissiers ordinaires - Quatre procureurs postulants - Huit notaires. L'ancienne maison d'école tenait lieu d'hôtel de Ville, la salle de classe servait de prétoire et de salle d'audience, et enfin une dernière pièce abritait une modeste prison. On prétend qu'il existait aussi un exécuteur des hautes œuvres, chargé de la pendaison des criminels.

Point de guillotine durant la révolution, mais la toponymie des lieux-dits révèle un canton nommé " La Potence ". c'est une appellation remontant pour le moins au XIIIème siècle; commune dans nos campagnes, puisque lieu publique posant des problèmes de salubrité, -comme les abattoirs- vu l'application des sentences judiciaires, et du fait généralement éloigné de l'habitat. On peut ainsi par exemple créer un parallèle avec un homonyme situé sur le territoire de Cons-La-Granville.

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Armoiries :

Les armes de Villers-La-Montagne sont " d'azur à deux barbeaux adossés d'or accostés de deux croix de Lorraine de même, et accompagnées de deux croix recroisetées d'argent, l'une en chef, l'autre en pointe ". Ce qui indique que Villers appartint à la fois au duché de Bar et à la Lorraine.

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Etymologie :

Le nom de Villers-La-Montagne est dérivé de :

  • Villa
  • Villare (926)
  • Wilère (962)
  • Willare (1096)
  • Wibre (1235)
  • Villarium (1236)
  • Villiers (1571)
  • Villare ad Montem
  • Ville la Montagne (XVIIIème siècle)

Le bourg doit son nom probablement à sa situation dominante ; le plateau s'offrant sous l'aspect de hauteur continue. C'est la montagne, le mont, le Matois, le pays où l'on ne peut arriver qu'en montant. Il est intéressant de voir que sur le Pays-Haut, et aux marges territoriales, il existe plusieurs autres sites qui portent l'adjonction de " Montagne " :

  • Montois-La-Montagne
  • Villers-La-Montagne
  • Fresnois-La-Montagne
  • Titelberg

Certes il faut relativiser le caractère marqué du relief, mais d'aucun autre point des environs, on ne peut entrer au village sans être, sensiblement, obligé de monter. Nous sommes par ailleurs ici fort proche de l'endroit le plus élevé du Pays-Haut, qui se trouve à Bréhain-La-Cour.

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Hydrographie :

Il n'y a d'autre cours d'eau que le ruisseau de la Moulaine qui sépare la commune de celle de Hussigny et va se jeter dans la Chiers à Longwy-Bas. La Moulaine et ses sources qui la grossissent sortant de terrains essentiellement calcaires, sont chargées de carbonate de chaux qui se dépose dans son lit, et y forme peu à peu une couche épaisse de tuf qui acquiert une assez grande dureté par la dessiccation……...

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Géologie et nature du terroir :

" Au point de vue géologique, les terrains composant le ban de la commune comprennent deux parties distinctes qui ne sont autres que deux étages de l'oolithe inférieur. Le premier de ces étages, désigné sous le nom de calcaire de Bréhain, mais de Thiaucourt et de Crépey, est de beaucoup le plus important en étendu. Il couvre presque tout le territoire communal. Les principaux fossiles qui le caractérisent et que l'on rencontre le plus souvent sont la bélemnite géante et la pholaïsomnie gibbosa. - Ce terrain des alluvions calcaires forme une sorte de terre rouge ; de ce mélange résulte des terres légères et des terres moyennes très productives. - Le second étage qui présente trois ramifications comme l'indique la carte géologique est appelé calcaire de Longwy et de Briey. Les fossiles caractéristiques sont les bélemnites, les ammonites et les ostrea. Ce terrain contient des couches d'argile épaisses et imperméables entre lesquelles se produisent des nappes d'eau que l'on pourrait utiliser pour l'alimentation du village. Le manque d'eau se fait pourtant sentir pendant les étés trop secs. Toutes les eaux des puits et des fontaines sont très chargées de carbonate de chaux. Ajoutons que le gisement de minerai de fer de la concession de Godbrange se prolonge sous le ban de Villers-La-Montagne, ainsi que le prouve le puits de mine creusé entre le moulin de Tiercelet et le chemin de Hussigny à Villers-La-Montagne, mais qui indique aussi que le gisement diminue d'importance.
En résumé, le terrain est argilo-calcaire, et se compose par conséquent de terres froides qui demandent beaucoup d'engrais………. "

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Le bailliage ainsi créé aura pour ressort :

1) Venant de l'ancienne prévôté de Villers-La-Montagne : Villers La Montagne - Aumetz - Aubange - Aix sur Cloye - Audun le Tiche - Athus - Battincourt - Buré la Ville - Baslieu - Bure - Bréhain la Ville - Bréhain la Cour - Crusne - Cutry - Cussigny - Chénières - Errouville - Godebrange - Gorcy - Haucourt - Hussigny - Laix - Lagrandville et les censes de Cumont - et de Praucourt - La Madelaine - Morfontaine - Micheville - Noukeil - Ottange - St Pancré - Russange - Rédange - Rodange - Saulne la Haute - Saulne la Basse - Tiercelet - Thîl - Tressange - Ludlange - Gondrange - Tellancourt - Ville Houdlemont - Villerupt et Cantebonne - Villers la Chèvre,

2) Venant de la prévôté d'Arrancy : Boudrezy - Circourt - Fillière - Higny - Joppécourt - Martin - Fontaine - Mercy le Haut - Mercy le Bas.

Le bailliage de Longuyon ainsi formé prenait à l'ancienne prévôté de Villers-La-Montagne : Beuveille et les censes de Chépy et de Luxieux, la cense des Convers - Doncourt - Fresnoy la Montagne - Grand Failly - Ham - Montigny - Petit Failly - Pierrepont - Ugny.

Précisons enfin que le dit bailliage de Villers-La-Montagne, répondait juridiquement de la coutume de Saint-Mihiel rédigée d'après l'ordonnance du prince Charles le 15 août 1571, et homologuée le 13 septembre 1598.

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